Les murs offerts aux passants, au regards et au temps qui passe...

Les motifs se font puis se fondent dans le support...

 

Belleville 2005 : Le quartier a changé, mais son âme est toujours là.  Les murs-palimpsestes s'habillent rue Dénoyez de couleurs bigarrées. Les graffitis s'enpilent et s'effacent, se patinent, se recouvrent et se répondent, parfois se disputent puis se refondent en une harmonie de dissonances.

A Belleville les murs vivent.
A Belleville les mus vibrent
Que vivent les murs libres
Que libres les murs vibrent...

 
Les murs boivent la peinture et s'en imbibent jusqu'à plus soif... Les U.V. délavent les couleurs, alors que la chaux attaque la peinture et la pastélise. parfois ce sont les peintures qui se craquellent et s'écaillent.

Le pochoir est éphémère. La rue Denyez sera très bientôt reconstruite et peut être aseptisé. Il y aura des magasins, une crèche, et le souvenir de milliers de fresques et de pochoirs qui se sont emplilés sur ces murs de légende.

Dans le XI°, un collage fantômatique a disparu sous l'assaut des intempéries.
Marlène s'y installe,  cigarette à la main, dans un cadre idéal de mégère échevelée.